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Digital Detox

Hello,
On continue dans la rubrique « ouverture des vieux tiroirs… « . J’espère que vous prendrai plaisir à me lire, autant que j’ai de plaisir à redécouvrir mes textes ; ça fait tellement longtemps…

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DIGITAL DETOX

Je ne saurais vous expliquer pourquoi ; ce matin-là j’avais de nouveau envie d’écrire sur du papier. Exit les écrans, je voulais revenir aux prémices de l’écriture, la sensation agréable du papier sous la paume de ma main. De voir l’encre habiller cet espace blanc. En me réveillant ce matin-là, je me sentais déjà épuisée par cette journée qui m’attendait. J’avais mille et une choses à faire, à un rythme effréné et pourtant je n’avais envie que d’une chose : Prendre mon temps. Contre toute attente, j’ai donc fini par le prendre. J’ai d’abord tourné plusieurs minutes dans mes draps encore chauds avant de m’en extirper difficilement. En posant mes pieds sur le parquet bien frais ; j’ai ressenti un petit frisson, qui me poussa ensuite à rejoindre rapidement la cuisine pour faire couler un café bien chaud. Dernière les rideaux de la baie vitrée, le ciel était bas, gris, parsemé de nuages. Un temps à ne rien faire, pensais-je.

Je n’avais envie de rien aujourd’hui. Juste aligner une multitudes de mots et voir apparaître une multitude de phrases pour soulager ma conscience et vaincre, du mieux que je peux, ma peine. Je venais de passer une nuit agitée ; rythmée de pleures, de miaulements et d’images cauchemardesques. Devant ma tasse de café noir, j’essayais de refaire surface et d’ouvrir mes yeux. La boisson de riz que j’avais ajouté à mon café dessinait des rayures blanches à la surface. C’était très inesthétique mais tellement meilleur. La lumière blanche de ce ciel me brouillait la vue alors j’ai fermé les yeux un court instant et j’ai bu mon café, en espérant que ce mal de crâne, se disperserait aussi vite que les particules blanches de ma boisson de riz. En débarrassant la table de mon petit déj’, j’avais espoir que ces affreuses images disparaissent de mon cerveau, mais c’était peine perdue. J’avais beau vouloir les faire glisser dans le siphon de mon évier, au même titre que le reste de mon café, il n’y avait rien à faire. Alors j’ai pris mon carnet & j’ai commencé à écrire. Il n’y a que ça qui m’aide vraiment dans mes heures de doutes et de craintes. Et puis, j’ai l’impression de ne savoir faire que ça par moment.

J’avais tellement de choses à raconter au monde entier, tellement de choses à dénoncer. J’ai toujours était convaincue qu’un écrit marque bien plus les écrits que des paroles, lâchées au vent. Et à vrai dire, cette idée m’arrange un chouilla ; en fait, j’ai toujours était plus douée à l’écriture qu’à l’oral. Sans doute un manque de confiance, ou je ne sais quel autre prétexte que l’on trouve pour se rassurer. Une chose est sur, j’avais besoin de l’écriture comme on a besoin d’un café le matin.

Devant certaines situations, mon cœur s’emballe, mes mains se crispent mais ma bouche, elle, n’arrive pas à articuler. Alors j’essaie de poser des mots sur ce qui me révolte et je pleure aussi, avec l’intime conviction que mes larmes brouilleront ma vue et m’empêcheront d’assister à des scènes que mon cerveau refuse de voir. C’est d’une absurdité à toute épreuve ; évidemment qu’entre toutes ces larmes, j’assiste impuissante à ce qu’il se passe devant à moi. Mais comment agir quand ces images sont retranscrites sur un écran ? Tous ces réseaux, tous ces canaux, tous ces médias nous bombardent le crâne et l’esprit d’images plus choquantes les unes que les unes. Même avec toute la bonne volonté du monde, on ne plus passer à côté de la morosité des gens, de l’absurdité du monde, de la haine de ces milliers d’hommes et de femmes. Le pire dans tout ça, c’est de voir tous ces pantins désarticulés, entièrement manipulés, qui oublient de réfléchir et de trouver le véritable sens de leur vie. Chaque jour, quand je me lève, mon cerveau se remet sur ON. Je n’ai aucun moment de répit, je réfléchis sans cesse à mon rôle ici, à ce que je peux ou pourrait faire pour eux. Et malgré mon impuissance, je continue à essayer. Je sais bien que vous êtes en train de vous demander de qui je parle quand j’emploi le pronom « eux » et de quoi sont faites ces fameuses « images et scènes » que j’aimerai ne plus jamais voir – non pas parce que ça me fait mal mais parce qu’elles n’existeraient plus. Prenez le temps de lire entre les lignes, je vous laisse l’opportunité d’imaginer la suite. Je vous laisse la chance de vous échapper un court instant de ce monde et de songer à un monde meilleur. Que feriez-vous pour eux ? Qui sont-ils pour vous ? A qui/quoi pensez-vous ?L’écriture est une échappatoire, mon monde utopique dans lequel tout est possible. Entre les lignes, j’inscris et laisse flotter mes espoirs et mes rêves les plus fous. L’écriture est un monde idyllique à la porter de tous où tout – absolument tout – est possible.

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