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Un peu d’amour.

Hello,
Je me suis réveillée ce matin avec l’envie de réouvrir les vieux tiroirs & de (re)publier quelques textes oubliés de ces dernières années. Je ne sais pas si ce format d’article va vous plaire & si vous prendrez plaisir à lire mes mots, mais ça me tient à coeur. J’ai envie de me replonger dans ces jolis souvenirs & peut-être même me remettre à en écrire de nouveaux. Je vous laisse donc (re)découvrir le tout premier texte de cette nouvelle rubrique. J’espère que vous aimez lire… parce que j’en ai plusieurs sous le coude ! Bonne lecture.

***

UN PEU D’AMOUR.

Un courant d’air chaud lui caressât le visage avant de se perdre dans les voilages blancs de la grande baie vitrée.

« – Ce matin là, je me suis levée aux aurores pour admirer ce spectacle dont je ne saurai me lasser. Sur la pointe des pieds, j’ai enfilé sa chemise délavée avant d’entrouvrir les persiennes grises joliment rongées par le sel marin. »

Autour d’elle, pas le moindre bruit. Rien qui ne puisse perturber celui qui partage son lit. Tous les matins, pendant quelques minutes, elle le regarde dormir, paisiblement, comme pour se souvenir de cette chance d’être à nouveau réunit. Les draps en lin blancs recouvrent le bas de ses reins et laissent apparaître ses tatouages, symbole d’une vie chargée d’émotions, d’épreuves et d’aventures. Dehors, les premiers rayons du soleil apportent une douceur estivale au paysage. C’est un doux matin d’été où la nature se rhabille de milles couleurs. Lentement. Au rythme de la vie. 

Lui, avait le teint mâte et sa peau sentait bon le sable chaud. Il avait passer une partie de l’après-midi au contact de son premier amour : l’océan. C’était son terrain de jeu, sa thérapie des jours difficiles. Elle ? Elle avait passé son temps à le regarder jouer sur les vagues et écrivait sans vraiment réfléchir dans carnet, des mots auxquelles elle donnerait tôt ou tard un sens.

Doucement, pour ne pas perturber son sommeil, elle descendit les escaliers en bois…

En bas dans la cuisine, voilà qu’elle appuie délicatement le bouton de la machine à café et déjà les premières odeurs de pains grillés flottent tout autour. Sur la table bar, un copieux petit-déjeuné les attends, comme pour leur souhaiter une agréable journée. Le poste radio indique déjà 8h30 et une chanson voix-guitare acoustique passe sur les ondes. Un doux morceau de John Mayer. Réveillée depuis l’aube, elle a vu sa maison prendre vie et changer d’ambiances au fils des lumières. La cuisine est désormais inondée de soleil et l’invite à la rêverie.. C’est sa pièce préférée. Ici, seule les grandes baies vitrées délimitent l’intérieur de l’extérieur. En continuité du vieux parquet foncé, des caillebotis rongés par le sel marin dessinent une terrasse accueillante orientée plein sud. Pas de jardin, mais une étendue de sable à perte de vue. Pas de pelouse bien verte, mais quelques herbes de la pampa sur le haut de la dune. Et derrière, l’ivresse de l’océan.

La petite maison typique de la Californie, ressemble à un havre de paix. Et ça l’est. Les murs blancs reflètent parfaitement le soleil et pour lui donner plus de caractère, les volets sont repeints dans un gris anthracite.

9h10. Moment de tendresse. Son téléphone vibre et la rappel à la réalité. Un message s’affiche sur l’écran de son smartphone. « Tu entends le bruit des vagues ? Celui du vent ? Tu entends comme je t’aime ? Tu vois qu’à deux, c’est toujours mieux… Montes, je t’attends. » Encore enroulé dans les draps chaud, il l’attends, comme pour prolonger cette longue nuit d’amour et d’ivresse qu’ils venaient de partager.

10h20. Matin câlin. Il n’y a rien de plus urgent que de s’aimer ce matin-là. Il n’y a rien qui ne puisse les déranger. Blottis l’un contre l’autre, dans le plus grand des silence, ils écoutent… le bruit du vent chaud sur les dunes, la délicatesse de l’oiseau qui s’envole, le va-et-vient de l’écume… et puis le tic-tac de la grande aiguille qui ne cesse jamais de tourner. Les minutes défilent & au beau milieu de ce rythme effréné, eux, prennent le temps. Ils s’enrichissent de vie et d’amour.

« Et puisque le temps passe trop vite, lèves-toi et suis-moi… » lui dit-elle d’un air malicieux. Dans un élan de complicité, ils descendent les escaliers en bois, passent par la cuisine et prennent leurs élans sur cette immensité de sable bientôt tiédit par le soleil pour se jeter à l’eau… Sur cette plage ce matin-là, les quelques passants pouvaient entendre au loin, leurs éclats de rires et les battements de leurs cœurs.

Parce que la vie doit être vécue intensément et que le monde ne nous attends pas.
Vivez pleinement vos rêves. Vivons pleinement nos vies.

 

© 2014. Tous droits réservés.

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