Maman.Bébé

3 mois de toi.

Hello,
Article un peu spécial…

Aujourd’hui, bébé Sacha fête ses 3 mois. Et en ouvrant les yeux ce matin, j’ai eu du mal à réaliser tout ce temps déjà passé. Voilà plusieurs semaines que je cogite sur la rédaction d’un article. J’avais très envie de partager avec vous mon expérience de jeune maman, les choix que j’ai faits, approuvés – ou non –  par mon conjoint, mon accouchement, mon allaitement et essayer de mettre fin aux idées reçues : Non les mères parfaites n’existent pas et la vie sur Instagram n’est qu’une infime partie de la vraie vie. Et je suis comme vous.. j’ai besoin de me répéter cette phrase de temps à autre, parce que l’influence des réseaux sociaux aujourd’hui est incroyablement forte… et peut être néfaste, même quand on en a conscience. C’est important et nécessaire parfois de prendre du recul pour se dire que nos vies ne sont effectivement pas parfaites, mais que pourtant, nous avons tout ce dont nous avons besoin, là, maintenant. Que rien n’arrive par hasard et que finalement, notre plus belle victoire, c’est de tenir nos enfants dans nos bras chaque jour. La voilà la vraie (valeur de la) vie et je tenais à en parler ici.

Je ne savais vraiment pas par où commencer mon recit, puis je suis tombée sur l’article de Caroline Receveur – c’est une femme que j’admire pour un tas de raisons – et j’ai finalement décidé de laisser parler mon coeur. Je viens vous parler ici de mon quotidien de maman, en toute sincérité et transparence. Je ne prétends pas que mon expérience et mes choix sont les meilleurs, je ne demande pas à être jugée, ni applaudie. Nous appréhendons toutes la maternité comme bon nous semble et nos choix nous appartiennent. J’ai appris, au fil des semaines, l’importance d’être bien dans ses baskets pour que notre bébé le soit aussi. Nos bambins sont de véritables éponges et la moindre de nos contrariétés les atteignent. Je pense qu’il est de notre devoir de parents aimants de faire attention à tout cela, pour ne pas leur envoyer d’ondes négatives. Le bien-être d’une maman est primordiale pour le bon développement de bébé… et je rejoins Caroline Receveur sur ce point : Personne n’a dit qu’une mère parfaite devait allaiter pendant 6 mois, ne plus dormir la nuit & porter son enfant en écharpe tous les jours… (Et pourtant, ma vie, par choix, ressemble un peu à ça ces derniers temps) Une mère parfaite pour son enfant, c’est celle qui fait de son mieux, chaque jour, et qui sait aussi s’écouter !

Récit.
Il y a 3 mois, jour pour jour, je suis devenue maman. Bébé est arrivé dans la nuit du 16 août 2018 et je me souviendrai pour toujours de cette incroyable sensation de plénitude et de ce bonheur intense. (J’en parle ici : Un autre regard)

Mon accouchement s’est globalement bien passé. 17h de travail – quand même – avant de sentir mon enfant tout contre moi, mais aucune pointe de stress, ni d’appréhension. Quand il a fallu partir à la maternité tôt le matin, je me suis accordée un petit moment rien qu’à moi. J’ai pris une bonne douche chaude, mon petit déjeuner et me suis même maquillée. Je voulais être présentable et bien dans ma peau pour ce jour si important (Que voulez-vous ?!). Mes contractions ont été très douloureuses et permanentes jusqu’à la pose de la péridurale (j’étais préparée à l’éventualité d’accoucher sans, mais à cet instant précis, la douleur a pris le dessus sur le mental.) Mes contractions duraient 1 minute et se déclenchaient toutes les minutes et ça pendant presque 4h. Inutile de vous dire à quel point ça été long, et à quel point j’ai bénit l’inventeur de la péridurale. Une fois posée, ce fut un long fleuve tranquille. J’ai simplement patienté jusqu’à ce que ma sage-femme m’annonce que mon col était à 10 et que bébé descendait tranquillement dans mon bassin. J’étais sereine, j’étais prête et impatience d’accueillir mon bébé.

Pour préparer au mieux le grand jour, j’avais écris et transmis au corps médical mon projet de naissance. Pour préserver mon corps et faciliter le travail de bébé dans le bassin, j’avais préconiser un accouchement sur le côté, plus physiologique & plus doux. Je vous laisse faire vos recherches quant aux dégâts que peuvent provoquer un accouchement dit « classique » sur le corps d’une femme & de bébé. 45 minutes plus tard, et avec quelques entraves à mon projet de naissance – Et oui, on ne peut pas prévoir à l’avance comment va se dérouler son accouchement et parfois, il faut faire face aux aléas de la vie. – mon bébé était là. Posé sur moi. J’ai pleuré. Un peu. J’ai pas tout de suite réalisé l’effort considérable que nous venions de réaliser ensemble. Un vrai travail d’équipe. Lui dedans, moi dehors, unissant nos forces pour le meilleur. Avant, de tomber enceinte, j’imaginais cette étape comme une punition, un moment atroce et douloureux. Puis au fil des mois, ma vision des choses a changé. Mon corps a changé, ma manière de penser aussi. Ce petit être qui grandissait en moi m’a fait prendre confiance en moi et en mon corps. Si nous sommes capables de « fabriquer » un être humain, alors nous sommes aussi capables de lui donner la vie. Notre corps est une véritable machine de guerre et aujourd’hui, je ressens beaucoup de gratitude quand je le regarde. Alors oui, il m’arrive de ne pas supporter mon reflet dans le miroir, de voir des restes de ma grossesse fixée sur mes hanches, de chercher mes abdominaux & de repenser à mon corps d’avant. Mais c’était avant. Et avant, il n’avait pas donné la vie. Soyez fière de votre corps d’après grossesse et laissez-lui du temps pour se remettre de cette épreuve. Prenez votre temps et soyez à l’écoute de vos sensations. Le corps a une mémoire et si vous le traitez bien, il saura vous rendre la pareille.

Mon séjour à la maternité s’est plutôt bien passé, même si j’ai trouvé le temps extrêmement long. Quatre jours enfermée dans cette petite chambre, avec le passage permanent de l’équipe médicale dès 7h le matin et les nuits rythmées par les têtées imposées toutes les 3 heures. Du grand n’importe quoi. J’avais l’obligation de réveiller mon bébé toutes les 3 heures pour le nourrir, même quand il dormait paisiblement ou pire encore, quand il venait de s’endormir et d’appeler une sage-femme pour qu’elle vérifie la tétée. J’étais complètement décalée, je vivais la nuit, je survivait le jour. Les 4 jours qui suivent l’accouchement sont censés être reposants… mais je me demande pour qui ?

La bonne nouvelle, c’est que Sacha n’a quasiment pas perdu de poids pendant son séjour à la maternité et que je n’ai eu aucun mal pour l’allaiter. C’était d’ailleurs une de mes craintes : ne pas avoir suffisamment de lait – ou de forces – pour l’allaiter et lui donner le meilleur. Au fil des jours, on s’est apprivoisés. J’ai passé des heures entières à lui parler, à lui expliquer ce que je faisais, pourquoi je le faisais et ce que je ressentais. La communication et les mots ont une influence et une importance considérable sur le développement de bébé – même in-utéro. Et je suis certaine que ça a amplifié cette relation fusionnelle que nous avons aujourd’hui.

Je n’ai pas trouvé la mise en place l’allaitement très compliqué à la maternité. Malgré la fatigue, nous sommes encadrés par les SF et globalement, nous n’avons que ça à faire… En revanche, le retour à la maison n’a pas été aussi simple. Les jours qui ont suivi, j’ai ressentie une petite baisse de moral et j’étais pleine de doutes. J’angoissais complètement dès que la nuit tombait & je ne supportais pas voir mon conjoint dormir à côté de moi pendant que j’allaitais Sacha à 2h, puis 4h puis 6h du matin. Le pauvre, il n’y était pour rien mais sur le moment, on ne contrôle pas ses pensées. Physiquement ça allait plutôt bien, à part quelques crevasses qui ont vite disparues mais psychologiquement, c’était une vraie tempête. Plus d’une fois, j’ai eu envie de stopper mon allaitement et de passer au biberon. Plus d’une fois, j’ai eu envie de me boucher les oreilles pour ne pas entendre les pleures de mon bébé mais c’était contre nature. L’instinct de mère reprend toujours le dessus, on se découvre alors une force sur-humaine, un regain d’énergie même au beau milieu de la nuit et on agit, peut-être par automatisme mais on agit et on le fait bien. C’est ce que j’aimerai vous faire passer comme message aujourd’hui. ON AGIT TOUJOURS BIEN POUR NOTRE BEBE. Il ne nous juge pas. Il a simplement besoin de nous et ses cris sont le seul moyen pour lui de s’exprimer. N’ayez pas peur des pleures de votre bébé, ils ne se dressent pas contre vous, ils s’adressent à vous… et puis promis, ça ne dure pas. Voilà 3 mois que j’allaite, que je suis à la disposition de mon bébé h24, que j’appréhende parfois de sortir de chez moi parce que c’est pas pratique d’allaiter dans les lieux publics – qui ne sont absolument pas pensés pour les mamans -, que je m’accorde des micro-sorties d’une heure top chrono pendant qu’il dort et que ses grands-parents le gardent. Trois mois que je me dis : Jusqu’à quand… ? Et puis je relativise & me dis que j’ai de la chance d’avoir du lait pour nourrir mon enfant, de pouvoir lui donner le meilleur. Je l’observe grandir et changer jour après jour. Il est en pleine santé, plein de vie et ses sourires me remplissent le coeur d’amour et de joie. Je me dis aussi qu’on a de la chance de pouvoir partager ces moments rien qu’à nous et que ça vaut tout l’or du monde. Je ne saurai vous expliquer cette sensation de bien-être lorsqu’il plonge son regard dans le mien ou quand je sens ses petites mains sur moi. Ces moments câlins sont précieux et quand je vois la vitesse à laquelle il grandit, je veux pouvoir en profiter chaque minute. Je ne dis pas que c’est simple et je comprends les mamans qui abandonnent ou font le choix de ne pas allaiter, j’y ai moi-même pensé avec la fatigue et le stress. Là encore, c’est une question de choix et l’important, c’est de se sentir bien dans sa tête & en accords avec ses convictions. Mais aujourd’hui, pour rien au monde, je ne changerai ça…

Aujourd’hui, Sacha a 3 mois. Je l’observe s’agiter et découvrir le monde sur son tapis d’éveil et je suis remplie de gratitude. Quelle chance ! Merci la vie.

Alors OUI mesdames, vous avez le droit de pleurer, de rester en pyjama toute une journée, d’en avoir marre, de repenser à votre vie d’avant, d’hurler sur votre mari quand il rentre du boulot puis de lui réclamer un câlin. C’est humain. Et c’est légitime après tout. Vous passez vos journées et vos nuits à choyer votre bébé mais vous, qui s’occupe réellement de vous ? Non, le congé maternité n’est pas un long fleuve tranquille & c’est sans doute une des périodes les plus intenses de nos vies de femmes. Mais c’est tellement précieux. Alors prenez du recul, sortez prendre l’air un instant et relativisez. Vous allez bien. Votre bébé va bien. La fatigue est passagère. Les couches à 2h du matin sont passagères. En fait, rien ne dure. Sauf l’amour d’une mère pour son enfant. Enjoy !

Diapositive1© 2018 Candice’s way of life. Tous droits réservés.

 

Oh et pour information, j’ai une alimentation exclusivement vegan depuis plusieurs années. Ma grossesse s’est déroulée sans aucun soucis. Aucune carence à l’horizon. Je n’ai pas changé mon alimentation pendant mes 9 mois de grossesse. Aujourd’hui, mon lait est nourrissant, bébé ne manque absolument de rien. Je pense vous faire un article spécial à ce sujet, parce que vous êtes plusieurs à m’avoir posé des questions… et je pense qu’il est important de mettre fin aux idées reçues !

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